
“ La théorie des actes de langage se fonde donc sur une opposition à « l’illusion descriptiviste » qui veut que le langage ait pour fonction première de décrire la réalité et que les énoncés affirmatifs soient toujours vrais ou faux. Selon la théorie des actes de langage, au contraire, la fonction du langage est tout autant d’agir sur la réalité (...). Dans cette optique, les énoncés ne sont ni vrai ni faux. ” (wikipedia, article "Acte de langage")
Depuis de nombreuses années les mouvements féministes mettent en avant le fait que pour combattre le sexisme, et plus généralement la domination masculine, il faut aussi combattre sur le terrain du langage, des mots. Pour déconstruire les stéréotypes et les préjugés, il faut déconstruire les représentations que véhiculent certains mots ou certaines expressions. Voici quelques exemples :
• Penser que le masculin est neutre, comme on l'apprend à l'école, et dire "les hommes" ou "l'homme" pour désigner l'humain ou l'humanité en général.
• Enseigner la règle selon laquelle "le masculin l'emporte sur le féminin", même si l'on parle d'un groupe de 49 femmes et 1 homme. [voir à ce sujet ce manifeste, que j'avais d'ailleurs signé à l'époque... 😉].
• La féminisation des noms de métiers : une autrice, une professeure...
• Des expressions courantes qui véhiculent des stéréotypes négatifs : “Courir comme une fille”, “c’est un truc de femme”...
• L’écriture inclusive : pour une écriture non genrée :
Utilisation du point médian : "les étudiant·e·s", "les salarié·e·s", "les candidat·e·s"...
Utilisation du doublet : "les étudiants et les étudiantes", "les citoyens et les citoyennes"...
Utilisation de mots épicènes (neutres) : "les personnes", "les élèves"...